L’aïkido se pratique entre deux partenaires qui portent un kimono
blanc semblable à celui des judokas ; les aïkidokas les plus avancés
portent, quant à eux, le hakama, une sorte de large pantalon jupe noir
ou bleu foncé qui permet de cacher les mouvements des pieds.
Puisque l’aïkido se définit comme un art de défense non violent dont
l’idéal est l’absence d’affrontement ou d’opposition, il n’existe pas de
forme de compétition ou de combat libre : le modèle d’entraînement est
celui de l’exercice formel, effectué alternativement par les deux
partenaires ; le rôle de celui qui met en pratique la technique — le
tori — et de celui qui la subit — le uke — est donc toujours
prédéterminé.
Les techniques d’aïkido consistent à déstabiliser, à projeter ou à
contrôler le partenaire (à l’aide d’une clé portée à l’épaule, au coude
ou au poignet) en utilisant la force de son attaque, tout en se plaçant
soi-même au centre du cercle imaginaire créé par l’ensemble du
mouvement. Pour la riposte, le tori dispose de deux techniques, la
projection ou le contrôle, utilisées en fonction de trois facteurs : sa
position et celle du uke (debout ou à genoux) ; l’attaque portée par le
uke (une vingtaine de possibilités environ, selon qu’il attaque à mains
nues ou armé) ; et le nombre d’adversaires. L’aïkido compte cinq
principes de contrôle fondamentaux — ikkyo, nikyo, sankyo, yonkyo et
gokyo — et une dizaine de techniques de projection — parmi lesquelles
irimi-nage, shiho-nage, kaiten-nage, koshi-nage, kokyu-nage, tenchi-nage
ou encore kote-gaeshi. Au total, attaques et ripostes combinées forment
un répertoire de plus de sept cents techniques.
Les techniques d’aïkido étant intimement liées à celles des écoles de
jujitsu dont elles sont issues — notamment les écoles de sabre —, la
pratique avec armes est essentielle, et toujours complémentaire du
travail à mains nues. Les pratiquants utilisent le sabre de bois (bokken),
ainsi que des bâtons de différentes longueurs (jo, bo).
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